Carnaval des deux rives : un défilé écologique

Costume Diola Carnaval Des 2 Rives 2024

Carnaval des deux rives : Un défilé écoresponsable grâce au savoir-faire des femmes sénégalaises

A Bordeaux, à l’approche du printemps, de nombreux carnavals sont organisés. L’association Jokko, près de Bègles, se prépare pour le carnaval des deux rives de ce week-end. En participant à ce carnaval, elle souhaite transmettre la culture de l’Afrique de l’Ouest grâce au savoir-faire sénégalais. Elle privilégie les pratiques écocitoyennes et écoresponsables.

En cette belle après-midi du 27 février, à quelques jours du carnaval, les membres de l’association Jokko bouclent les derniers préparatifs. Leur petit atelier, situé au boulevard Albert I, près de Bègles, abrite le savoir-faire des artistes bénévole depuis vingt ans. Aurélie Buhr, secrétaire générale de l’association, ouvre les portes de son atelier. Elle révèle, avec fierté, les tenues des danseuses confectionnées à la main par les femmes Diola. Elles représentent une communauté sénégalaise vivant en Casamance.

Aurélie Buhr, secrétaire générale de l’association Jokko, vêtue du costume des danseuses Diola pour le carnaval des deux rives. A Bordeaux, le 27 février. Crédit : Elodie Sayers-Larrieu et Joévin Jousseaume, étudiants à l’École Française de Journalisme de Bordeaux.

Les costumes sont simples et colorés. Les danseuses seront munies d’un pagne bleu et d’un tee-shirt uni de la couleur de leur choix. Pour la partie accessoire, elles porteront des colliers en perle allant des épaules à la taille et croisés au niveau de la poitrine. Ces colliers ont été confectionnés le 18 février dernier, lors d’un atelier en partenariat avec l’association Aline Sitoé Diatta, représente des femmes Diola. Aurélie Buhr déclare, « C’est un échange interculturel et intragénérationnel passionnant, constructif et enrichissant entre les femmes autochtones qui dansent et les femmes Diola ».

A l’issue de cet échange, les femmes Diola ont offert, à l’association Jokko, des chants dans leur dialecte. Parmi eux, « Babe Babe Bordeaux », qui signifie « Nous voilà, nous voilà Bordeaux » qui sera retenu pour le carnaval des deux rives. Grâce au fondateur de l’association, également chorégraphe, Ibou Ngom, les femmes autochtones ont pu adopter les pas des danses africaines proposaient par les femmes Diola

Ces ateliers ont vu le jour à la suite des contraintes imposées par la mairie de Bordeaux portant sur le respect écocitoyen et écoresponsable. Selon Aurélie Buhr, « ça en est devenu un atout et une force ». Par ailleurs, elle dévoile la banderole du carnaval fabriquée uniquement à l’aide de matériaux recyclés. Avec l’aide de la mairie de Bordeaux, l’association a récupéré des tissues, des bâches et des bandeaux de chantier destinés à être jeté. Ces matériaux sont stockés dans l’atelier et servent à la création des costumes et des banderoles. Aurélie Buhr déclare, « Tout est local et recyclé ».

 

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