INTERVIEW
Bassin d’Arcachon : Edwige Coupez, l’écrivaine qui a voulu acheter sa liberté
L’écrivaine, Edwige Coupez, a remporté le premier prix littéraire des lycéens d’Arcachon avec son roman « J’avais oublié la légèreté ». À l’occasion de la Plage aux écrivains ce week-end, elle rencontrera son jeune lectorat afin d’échanger avec eux et de les remercier
Edwige Coupez recevra ce vendredi le prix littéraire des lycéens d’Arcachon avec son roman « J’avais oublié la légèreté » (Éditions du Rocher, 19 euros), en ouverture de la Plage aux écrivains, qui se tiendra ce week-end
Quel a été votre parcours ?
Je suis originaire de Strasbourg, j’ai été formée pour être journaliste. Après avoir passé 18 ans à France Info Radio et après avoir contribué à la création de la chaîne télévisée du même nom, j’ai décidé de changer de vie.
Pourquoi ?
J’ai un peu voulu acheter ma liberté. À l’époque, j’animais une chronique bien-être à la radio, « Prenez soin de vous », lorsqu’elle s’est arrêtée, j’ai eu un déclic, je ne voulais plus dépendre d’une rédaction. Je me suis lancée dans l’animation, l’événementiel et le média training. Aujourd’hui, j’ai plusieurs casquettes, professeure à Sciences Po et écrivaine.
Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?
J’étais passionné de poésie urbaine et j’ai écrit après avoir vécu un événement douloureux. Et j’ai tellement écrit que ce texte est devenu un roman. J’étais confrontée à plein de doutes et de peurs, mais c’est intéressant d’aller chercher au fond de soi. Écrire permet de se libérer de quelque chose de personnel.
Quels sont les thèmes de votre roman ?
Il raconte l’histoire de Léa, une mère de 40 ans en transition de vie qui ne s’aperçoit du malheur de sa fille Gabrielle, jeune adolescente, que lorsqu’elle fugue. Il y a tout un processus de reconstruction des relations. C’est en partie autobiographique, je me suis basée sur mes ressentis de mère pour créer le personnage de Léa. Je n’ai pas la prétention de penser que mon livre apporte des solutions. Je veux que les gens s’identifient à l’histoire et racontent la leur, ça peut leur donner de l’espoir.
Êtes-vous heureuse de ce prix des lycéens ?
Je suis énormément touchée. C’est une belle reconnaissance, d’autant que ce sont des jeunes lecteurs qui ont aimé mon roman et je me bats au quotidien pour redonner aux jeunes le goût de la lecture. J’ai hâte de les rencontrer, je veux que mon livre rencontre son public.
