PORTRAIT

Saskia De Rothschild : L'héritière au chevet de l’écologie

Ce jeudi 7 mars, à Bordeaux, se déroule le World Impact Summit. La jeune héritière, Saskia de Rothschild, héritière d’un prestigieux empire viticole participe à une conférence autour de l’environnement

Ce matin au World Impact Summit, Saskia de Rothschild, assise sur un canapé gris, se laisse embarquer dans un court moment plongé dans son intimité. L’héritière d’Éric de Rothschild ne laisse transparaitre aucunes marques de richesse. Ses vêtements aux couleurs neutres forcent ses interlocuteurs à creuser dans son intimité. A fleur de peau, elle se lance dans les thèmes de la nature et de la viticulture.  

Depuis sa plus tendre enfance, Saskia s’est passionnée pour le journalisme. La jeune héritière aimait voler de ses propres ailes. Elle refusait de vivre dans l’ombre de ses frères et de son père. « J’aimais raconter des histoires, je souhaitais avoir ma voie et mon chemin ».

De nature déterminée, elle s’est écoutée et a suivi des études de commerce à l’école des Hautes Études de Commerce de Paris. Par la suite, elle garde son cap et intègre l’université de Columbia. Ces études l’on propulsait au rang de correspondante pour le New York Times en Afrique de l’Ouest.

En 2016, elle quitte Abidjan pour se réimplanter à Pauillac. A la demande de son père, âgé, elle reprend l’entreprise familiale et les études. Elle revient aux racines, avec les mains dans les vignes et dans la terre. Elle reste tout de même au chevet de son père et retourne à l’université pour se former à la viticulture. Ayant baigné dans le milieu viticole toute son enfance, elle voyait comme un devoir de reprendre l’exploitation familiale. « J’avais cet héritage familial incroyable qui a 150 ans d’histoire et qui est très lié à la nature ».

Pour être jugé à sa juste valeur et protéger son anonymat, Saskia a fait le choix de ne pas étudier à Bordeaux. Curieuse, elle dépose alors ses valises à Paris, la ville lumière. Elle a emprunté le nom de sa mère, italienne de naissance afin de ne pas être caractérisé comme la petite fille de Rothschild. Un secret qui s’est envolé et ébruité au fil de son intégration à l’université.

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Aussi souriante qu’enthousiaste, Saskia de Rothschild se livre à cœur ouvert sur son intérêt de protéger la planète. A la tête d’un influent empire viticole, la jeune femme se sert de son expérience de journaliste pour diriger l’entreprise familiale. Son expérience en tant que correspondante au New York Times lui a imposé de la rigueur et de l’exigence. Elle lui a enseigné l’art de la curiosité et du fact-checking. Malgré son fort intérêt pour la cause environnementale, elle se bat au quotidien contre les stéréotypes de genre. Toutefois, la sensible femme d’affaires stipule que le monde évolue, elle considère que, de nos jours, « les femmes ont besoin d’être experte pour se sentir légitime à parler d’un sujet.

Le monde viticole demeure très technique et peut être difficile à comprendre. Pourtant, la jeune viticole ne baisse pas les bras et laisse transparaître une grande ambition. Obsédée par la nature et la cause environnementale, elle dévoile avec fierté ses projets futurs. Elle souhaite investir dans un vignoble, à Chablis, dans le nord de la France. Celui-ci produit du vin blanc. En raison de la situation politique et environnementale actuelle, l’économie du vin est en danger. Un investissement justifié par les actions œuvraient par le vignoble en faveur du développement écologique.

Arrivée dans le milieu viticole en 2016, l’empire Lafite-Rothschild s’étend aujourd’hui à l’internationale. Saskia possède des exploitations au Chili et s’adapte aux contraintes environnementales. Son objectif est de créer une nouvelle localité autour de cet endroit en Amérique du Nord et du sud.

Malgré cette réussite dans le monde viticole, elle témoigne d’une certaine nostalgie de son passé de journaliste. Un métier de cœur et de choix. Souvent, elle regrette de ne plus exercer sa passion. « Tout choix est difficile, on imagine toujours les multiples vies qu’on aurait pu avoir ». La jeune femme, débordante de curiosité rajoute, « J’aurais voulu être chercheuse, docteur du cerveau, sage-femme… Il y a des milliers de métiers que j’aurais aimé faire ».

Elle raconte avec passion les temps forts de son expérience de correspondante pour le New York Times. Des sujets poignant énoncer avec passion et nostalgie. Ses passions la poussent à être exigeante envers elle-même. Il est difficile pour elle de différencier le travail et la vie privée. Selon elle, « Si on est dans un travail qui nous passionne, on ne dort plus la nuit et on est constamment dans son travail ». Son travail est un moteur pour elle.

Par ailleurs, la jeune maman, au regard perdu et à l’inquiétude palpable, aborde la question de l’éco-anxiété. Elle le vit, mais souhaite rester optimiste et de communiquer avec ses enfants sur ce sujet. Elle réfléchit à des actions, réalisable à son échelle, pour protéger, au mieux, l’environnement.

Au quotidien, elle réfléchit à des actions, réalisable à son échelle, pour protéger au mieux l’environnement et laisser un monde plus saint aux générations futures.

Joevin Jousseaume

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