La Teste-de-Buch : il est de plus en plus difficile de se loger dans la commune
La difficulté à trouver un logement est l’une des préoccupations des habitants de La Teste-de-Buch. Les prix à l’achat sont très élevés et les loyers rares et chers. Quelles sont les solutions ?
Aurélien, jeune ingénieur âgé de 26 ans, salarié, est à la recherche d’un logement à La Teste, et même au-delà sur le bassin d’Arcachon, depuis plus d’un an. Il a d’abord voulu acheter, mais n’a rien trouvé à des prix raisonnables. Il cite l’exemple d’un T2 de 45 m² à 230 000 euros. Impossible pour lui d’emprunter une telle somme auprès des banques, surtout avec les taux actuels. Il s’est alors tourné vers la location mais sans succès : « Lorsque l’on accumule les frais d’un logement en location, cela revient presque à l’achat. Et puis on me demande parfois de verser deux à trois mois de loyer d’avance », explique-t-il.
Aurélien est un cas parmi des centaines d’autres personnes qui cherchent à se loger à La Teste-de-Buch et dans les communes alentour. Les difficultés sont toujours les mêmes : le coût et la rareté des biens sur le marché. Et le problème s’est aggravé ces dernières années. Dans la ville, près de 1 200 demandes pour des logements sociaux sont en attente et moins de 200 sont attribués en moyenne chaque année.
Construire et réguler
Le maire Patrick Davet en a fait l’un des axes principaux de sa politique. « Je reçois des demandes tous les jours. Je veux pouvoir loger les jeunes et les Testerins. Ce n’est pas possible de les voir partir », ne cesse-t-il de répéter. Le problème touche également les employeurs qui ne peuvent trouver du personnel. Face à cela, il n’existe que deux leviers pour la municipalité.
Le premier consiste à construire. La Ville a lancé un programme de 600 nouveaux logements dont 350 sociaux. L’autre est la régulation des locations saisonnières (type Airbnb) pour remettre sur le marché des locations à l’année. Il y a 1 759 meublés de tourisme à La Teste. Cette politique est menée par le syndicat intercommunal (Siba) à l’échelle du bassin d’Arcachon. Tous les loueurs devront se déclarer cette année. Une fois un état des lieux précis réalisé en décembre, chaque municipalité pourra prendre des mesures l’an prochain. On ne les connaît pas pour La Teste. Mais Patrick Davet a déjà déclaré : « On peut comprendre l’usage du Airbnb pour les personnes souhaitant augmenter leurs retraites ou ressources. La lutte que l’on veut mener, c’est contre ceux qui en font un commerce. »
