Bassin d’Arcachon : Le Parc naturel marin suit à la loupe les pontes de seiches

Après trois ans de recherche le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon révèle les résultats sur le suivi des pontes de seiches. Un suivi réalisé par le Centre pour l’aquaculture, la pêche et l’environnement de Nouvelle-Aquitaine depuis 2020

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Le Parc naturel marin du bassin d’Arcachon s’intéresse au suivi du cycle biologique des seiches de très près. Crédit photo : Archives Bernadette Dubourg

La seiche est une ressource importante pour de nombreux pêcheurs professionnels. Chaque année, 72 tonnes de seiche, en moyenne, sont pêchées dans le bassin. Depuis 2009, cette quantité varie énormément, entre 13 et 207 tonnes selon les conditions climatiques qui amplifient les variations naturelles des stocks !

Depuis 2020, le parc naturel marin du bassin d’Arcachon (PNM) a entrepris un suivi des pontes de seiche à l’aide d’un incubateur expérimental. Ce dispositif permet de collecter les œufs non éclos récupérés sur les engins de pêche. Le suivi des pontes permet de mieux connaître leur cycle biologique.

Durant cette période, un incubateur disposé à Graouères, au nord de l’Île aux Oiseaux, a permis de recueillir les œufs de seiche pondus sur les engins de pêche professionnelle. Ressemblant à une grosse boîte flottante, chaque incubateur peut contenir jusqu’à 60 kg d’œufs. Les pêcheurs professionnels du Bassin sont encouragés à remplir cet incubateur avec les œufs qu’ils collectent manuellement dans leurs filets et dans leurs casiers.

Par ailleurs, des pondoirs artificiels ont été installés dans cinq zones réparties sur l’ensemble du Bassin. Les plus concluants ont été Comprian (à l’est), Hautebelle (au nord) et Le Tès (au sud). Un suivi hebdomadaire a été effectué chaque année, de mars à fin juillet, avec l’aide d’une dizaine de navires de pêcheurs.

Eclosion en mai-juin

Le cycle biologique très court de la seiche (entre un et deux ans) a permis l’éclosion de 16 000 à 20 000 jeunes seiches chaque année. Elles sont parvenues à traverser les parois maillées pour regagner le milieu naturel. Les taux d’éclosions varient de 0 % à 79 % avec une moyenne annuelle de 31 % à 52 %. Au total, 1 400 à 1 700 œufs ont été suivis chaque année, représentant un volume de 54 à 60 kg d’œufs incubés.

Le PNM et le Centre pour l’aquaculture, la pêche et l’environnement de Nouvelle-Aquitaine ont constaté une majorité des éclosions durant les périodes de fin mai à début juin avec un pic observé généralement la première quinzaine de juin.

Journaliste : Joevin Jousseaume

 

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